dimanche 23 janvier 2011

Diplomatie au Théâtre de la Madeleine

Mercredi soir, c'est au théâtre de la Madeleine que j'ai eu l'immense plaisir d'aller applaudir deux monuments du cinéma et du théâtre: Niels Arestrup et André Dussolier.

Ils sont tous deux à l'affiche depuis le 18 janvier de la pièce Diplomatie, un huis clos en forme de duel taillé sur mesure pour ces 2 comédiens dont le jeu se compléte à merveille.


"Paris brûle t'il ?" Cette fameuse phrase prononcée par Hitler à l'attention du général von Choltitz, gouverneur de Paris sert de cadre à la pièce qui nous replonge dans les quelques heures clés où l'hictoire de Paris et du Monde aurait pu basculer.


En effet ce 25 août 1944, le gouverneur (joué par Arestrup) en proie aux ordres d'un chef devenu fou, a le sort de Paris entre ses mains. Alors que le plan de la destruction totale de la ville est sur le point d'être déclenché (des millions de tonnes de dynamite ont été disseminés dans des points clés de la capitale) un étrange personnage entre en scène: Raoul Nording, ambassadeur de Suède à Paris (joué par Dussolier).
Au coeur du quartier général de von Choltitz, à l'hotêl Meurice, c'est cette entrevue secrète entre les deux hommes, qui est imaginée par Cyril Gély l'auteur de la pièce.

Paris est le véritable élément central de la pièce. On prend peur à l'évocation des plans démoniaques imaginés par les nazis pour détruire la ville lumière. On vibre à chaque tirade de Nording destinée à rappeler quel crime contre l'humanité se serait de voir la ville disparaître. Le décor, dans l'écrin intime du théâtre de la Madeleine, est vraiment fascinants. On voit tour à tour Paris sur le pas de sombrer, puis la ville s'éveiller, se révolter, survivre, tout celà grâce aux jeux d'éclairage et de bruitage.

La pièce, basée entièrement sur le face à face entre les 2 hommes, ressemble à un véritable duel où chacun manie avec brio ses armes de pédilection: La ruse, la finesse, l'humour pour Nording, la froideur, le pragamatisme, la force pour Choltitz. Quel plaisir et quelle claque de voir s'affronter ces deux géants sur scène quand on est habitué à les observer sur petit ou grand écran.
Arestrup (qui m'avait particulièrement marqué dans Un Prophète) dégage une telle force mais également une véritable humanité qui nous emène parfois à comprendre ou du moins à s'interroger sur le poids qui a pu peser sur les épaules de Choltitz.
Dussolier, scotchant de naturel, distille avec humour et gourmandise ses répliques faucheuses destinées à faire perdre pied le général. Il excelle dans cet art de rendre accessible, drôle, simple, les moments les plus forts flirtant parfois avec une sorte d'anachronisme rendant la pièce extrêmement vivante.

Après 1h30 passées à la vitesse de la lumière sans aucun temps mort et une fin qui en surprendra plus d'un, le triomphe des comédiens devant une salle conquise était à la hauteur du plaisir que l'on a pris.
Ce n'est pas tous les jours que je franchis la porte d'un théâtre, encore moins celui d'une salle parisienne chargée de tant d'histoire. Diplomatie m'a réellement donné envie de renouveller cette expérience et de découvrir un peu plus le théâtre, qui offre des sensations, des émotions bien différentes de celles que l'on peut ressentir devant un écran.

Diplomatie
Avec André Dussolier et Niels Arestrup
Mise en scène de Stephan Meldegg

Décors Stéphanie Jarre
Lumière Roberto Venturi
Depuis le 18 janvier au théâtre de la Madeleine




2 commentaires:

Jul a dit…

Parfait,rien à rajouter, à part un grand merci.

Anonyme a dit…

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AEC.