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jeudi 7 janvier 2010

Initials E.E.



Eric Elmosnino le nom à retenir en cette début d'année 2010.
Il joue dans le film à aller voir absolument le 20 janvier sur grand écran: Gainsbourg (Vie Héroïque).
Pourquoi?
On passe sur son hallucinante prestation (oui c'est bien lui sur la photo et non Lulu Gainsbarre) qui le fait apparaître sous les traits de l'homme à la tête de choux. Sa voix, son allure, sa poésie, son dandysme, d'après les premiers extraits du film, il semble tout avoir pour nous transporter dans un comte merveilleux.

Car c'est bien ça le principal attrait du film. Il s'éloigne des biopics classiques même si ces derniers ont souvent donné lieu à des films plutôt réussis, (La Môme ou Ray et non pas Raie comme diraient certains) pour nous offrir une vision entre rêve et réalité, flashs et souvenirs, loin de tout ce que l'on a pu voir jusqu'ici.

Si l'on ajoute à tout cela un casting hétéroclite à souhait (Casta, Mouglalis, Jampanoï, la regrettée Lucy Gordon et.....Philippe Katerine!!) on peut s'attendre à une expérience unique.

Mais c'est surtout la Bande Originale du film, qui vient de sortir, qui présente à elle seule un intérêt maximal!! Ici elle tourne en boucle (dispo sur Spotify), imaginez plutôt:

43 morceaux mythiques du maîtres confiés au soin de certains des meilleurs poulains hexagonaux, dont la plupartjouent dans le film: Dionysos, Emily Loizeau, Jeanne Cherhal, K2R Riddim, Nosfell, Philippe Katerine donc, Angelo Debarre, Gonzales, Sara Forestier (en France Gall dans Baby Pop).....Mais encore une fois, c'est Eric Elmosnino qui livre les moments les plus sensationnels dans son appropriation du style, de la voix, de l'émotion, de la force et de l'élégance de Gainsbourg!!! Sur la plupart des titres qu'il interprète on est obligé de regarder qui est justement l'interprète en question, tant il incarne réellement Gainsbourg sans jamais l'imiter!! Bluffant.

Mon conseil, courrez vite acheter ce Gainsbourg (Vie Héroïque) avant de (re)courir dans les salles obscures le 20 janvier. (je sais ça fait beaucoup de sport tout ça mais c'est le temps des bonnes résolutions!! Feu!)


Pour le plaisir (et parce qu'une de mes résolutions de 2010 est justement de se faire plaisir) une de mes chansons préférées, par le maestro himself:




La bande annonce du film:




T'en veux plus?
Va voir chez Briçou il t'en avait déjà parlé sur son blog.
Tu cherches de la littérature sur Gainsbarre? C'est ici.
Pour l'analyse "rock'n follesque" du film, direction Bib's blog.

samedi 28 novembre 2009

Oué, oué, humhum, ouééé



Excellentissime initiative de l'INA qui proposera dès le 1° décembre sur son site une base de données de plus de 1000 heures regroupant les plus fameuses interviews de l'homme au costume noir.

Detesté, admiré, respecté ou méprisé, le personnage Thierry Ardisson ne laisse personne indifférent. Sa carrière et sa longévité en sont les principales preuves. Ce nouveau site est surtout un moyen de se replonger dans certaines séquences cultes et d'y trouver un résevoir innépuisable de provoc' et de beaux moments de télévision ou de répondre enfin à la philosophique et existentielle question: Est ce que sucer c'est tromper.

De bons moments en perspective donc et une source particulièrement riche de blogging et/ou microblogging à portée de mains...

C'est à partir du premier décembre sur thierryardisson.fr ou le site de l'INA.

vendredi 18 septembre 2009

I just say « I want to fuck you »



Retranscrire les émotions (ou pas) que l’on ressent à la lecture d’un livre est un exercice difficile. Donner envie de lire un ouvrage l’est sans doute un peu moins. Je suis pour ma part conseillé par une maman qui est « in the biz » puisque bibliothécaire et à chaque « que me conseilles-tu » de ma part, j’ai droit à un benchmark fourni et actualisé de petites pépites littéraires.

Il m’arrive aussi de faire mes courses tout seul. C’est le cas de ce Gainsbourg sans filtre de la collection Pop Culture chez Flammarion. Notons au passage que cette remarquable collection spécialisée dans les bios de personnages torturés, a réédité « L’instinct de mort » de Mesrine ou publié la bio, violente comme un coup de poing, d’Anthony Kiedis le chanteur des Red Hot (2 ouvrages que je vous recommande par ailleurs).

Revenons à l’homme à la tête de chou. Je n’ai pas connu l’époque Gainsbarre et tout ce que je connais du personnage me vient de la mythologie collective nourrie depuis sa mort par la société française.

C’est en gros ce que l’auteur, Marie Dominique Lelièvre, veut répudier en proposant une biographie « underground » de Lucien Ginzburg.

Que se soit au travers de ses conquêtes, de ses petits boulots, de la décoration de sa maison rue de Verneuil, ou de sa bibliothèque, elle va piocher dans du « concret » pour nous livrer une vision, que nous espérons la plus proche possible, du personnage.

Le but n’est pas de désacraliser, mais plutôt de nous présenter un Gainsbourg plus humain et tordre le cou à certaines idées reçues. Elle revient, de manière très précise, sur des anecdotes ou des faits que nous ne connaissons pas forcément et qui nous amènent à penser que l’homme était un composé de plusieurs personnages assez complexes. ( Sa maniaquerie excessive, sa peur de la solitude, un irrépressible besoin de reconnaissance et d’amour).

L’auteur insiste beaucoup sur l’enfance et l'adolescence de Lucien, qui selon elle et malgré ce qu’il a pu en dire en public, sont les gênes du mal être de Gainsbourg qui l’a poursuivi toute sa vie. Pour elle, le vrai Gainsbourg a peri à cause des excès du Gainsbarre qui était en perpétuelle représentation. C’est ce qui en fait un personnage si attachant :

« A l’intérieur de Gainsbarre, un être vivant s’est débattu avec bravoure. Un humain sans identité qui respirait encore péniblement se rechargeant d’alcool et de tabac. On peut être martyr sans être un saint »

L'artiste continue d'inspirer, au travers notamment de son histoire mythique avec BB, toute une génération d'artistes. Avant de découvrir leur romance sur grand écran en 2010, je vous invite à vous procurer dare dare le nouvel album de Scarlett Johansson (en collaboration avec Pete Yorn) librement inspirée de cette love affair.



Ps: Merci à PJ "The Battling Club Street" Arzens pour ses précieuses découvertes. Welcome in the blogosphère man.